Publié par : Philippe JORDAN | 23 mai 2010

Une voiture de course 100 % électrique : la GreenGT

Voiture de course GreenGTLe samedi 12 juin auront lieu les 24 Heures du Mans automobiles. S’il n’existe actuellement pas de voitures de course 100% électriques ayant les performances des voitures prototypes version essence, la Green GT pourrait bien jouer bientôt dans la cour des grands ! C’est en tout cas ce que souhaitent à moyen terme ses concepteurs, deux ingénieurs suisses, Christophe Schwartz et Jean-François Weber.

La GreenGT pèse 980 kg et développe une puissance équivalente moteur thermique de 450 à 500 CV. Sa vitesse d’accélération est de 4,5 secondes de 0 à 100 km/h et sa vitesse maximale avoisine les 285 km/h. Son alimentation électrique est assurée par 24 batteries d’une autonomie de 45 minutes et par des cellules photovoltaïques placées sur l’aileron arrière. Si les 24 batteries ont pour fonction l’alimentation du moteur électrique, les cellules photovoltaïques, quant à elles, alimentent uniquement le tableau de bord. Il faut environ 1 minute pour changer totalement le bloc batteries ; ce qui, en course d’endurance, correspond au temps nécessaire pour ravitailler en essence la voiture prototype et changer ses 4 pneus.

Sources :

Sites GreenGT : http://www.green-gt.com/index.htm ou http://www.greengt.eu/

Vidéos :

La GreenGT (durée : 3 min 45 sec)

Premiers tests sur circuit de la GreenGT (durée : 1 min 43 sec)

Publié par : Philippe JORDAN | 12 mai 2010

Grenelle 2 : Les principaux points de la loi

Loi Grenelle2Mardi 11 mai, l’Assemblée nationale a voté le projet de loi sur l’environnement par 314 voix contre 213. Les groupes UMP et Nouveau Centre ont voté pour ce texte présenté par le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo. Les groupes socialiste, radical et citoyen (SRC) et de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) ont voté contre. Trois mille amendements avaient été déposés sur ce texte composé d’environ 300 articles (source : Le Monde).

Les grandes lignes de la loi “Grenelle 2″ :

Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer. Les principaux points de la Loi Grenelle 2. Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, 11 mai 2010 [consulté le 12 mai 2010].

Le projet de loi qui a été voté :

Assemblée nationale. Projet de loi portant engagement national pour l’environnement. Texte de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire. Assemblée nationale, 9 avril 2010 [consulté le 12 mai 2010]. 285 p.

Publié par : Philippe JORDAN | 1 avril 2010

Emergence du “climato-scepticisme” en France

Claude AllègreL’hypothèse selon laquelle l’être humain ne serait pas responsable du réchauffement climatique – ou en tout cas pas le seul – semble peser de plus en plus dans les débats publics sur le climat. Les livres de Claude Allègre (L’imposture climatique, Plon, 2010), de Benoît Rittaud (Le mythe climatique, Seuil, 2010) et de Christian Gerondeau (CO2, un mythe planétaire, Les éditions du Toucan, 2009) rencontrent d’ailleurs un franc succès en librairie et dans les médias. Dans son article du mardi 30 mars (voir lien ci-dessous), la journaliste Béatrice Hérault fait le point sur les raisons et l’impact politique de la montée du “climato-scepticismeen France.

HERAULT Béatrice. Les climato-sceptiques ont-ils gagné ? Novethic.fr, 30 mars 2010 [consulté le 01 avril 2010].


Publié par : Philippe JORDAN | 15 février 2010

Energies renouvelables : bilan fin 2009

Photo, énergies renouvelablesLe 19 janvier 2010,  le SER (Syndicat des Energies Renouvelables) publiait le bilan 2009 de la consommation des énergies renouvelables. Ce bilan montre que la France a pris du retard par rapport aux objectifs fixés lors du grenelle de l’environnement en octobre 2007. Si depuis 4 ans, la consommation en énergies renouvelables augmente de 1 Mtep* par an, ce rythme de croissance n’est pas suffisant pour atteindre en 2020 les 36 Mtep/an. A ce rythme, la France atteindrait 31Mtep/an en 2020, soit 85 % de l’objectif fixé. Le bilan complet est disponible au format pdf sur le site du SER (voir référence).

*Mtep : Millions de tonnes équivalent pétrole.

Référence :

SYNDICAT DES ENERGIES RENOUVELABLES. Energies renouvelables : bilan fin 2009. 11e colloque du Syndicat des énergies renouvelables. Paris, SER, 19 janvier 2010 [consulté le 15 février 2010]. <http://www.enr.fr/docs/2010152319_PRESSE1BS.pdf>

Site du SER : http://www.enr.fr/

Publié par : Philippe JORDAN | 9 décembre 2009

Le climat en 10 questions

Les plus gros émetteurs de CO2Voici un article intéressant publié le 4 décembre dernier sur le site de l’Express. Les auteurs de cet article tentent de répondre à dix questions :

1. Quels sont les principaux Etats responsables du réchauffement ?

2. Qu’est-ce qui prouve que l’homme influence vraiment le climat ?

3. Sur quoi s’appuient les gens qui parlent d’une pause dans le réchauffement climatique ou le nient ?

4. Les prévisions des experts du GIEC sont-elles fiables ?

5. La technologie peut-elle nous sauver ?

6. Le nucléaire, pauvre en carbone, est-il la bonne réponse ?

7. Le vent et le soleil peuvent-ils produire toute notre énergie ?

8. Changer nos modes de consommation, est-ce vraiment efficace ?

9. Qu’est-ce que la “compensation carbone” ?

10. Faut-il un gendarme de l’environnement ?

Pour accéder à l’article, cliquez sur la référence ci-dessous.

Référence de l’article :

VENDEUIL Richard, LEONE Aurélie, LECLUYSE Eric. 10 questions chaudes sur le climat. Paris, l’Express.fr, le 4 décembre 2009 [consulté le 9 décembre 2009].

Vidéo sur le climat :

Climat en crise (durée : 50mn35, diffusé sur France 5)

Publié par : Philippe JORDAN | 5 décembre 2009

Energies renouvelables : un premier prototype de centrale osmotique

Centrale osmotique de la société Statkraft, NorvègeLe 24 novembre dernier à Tofte en Norvège, la princesse Mette-Marit a inauguré le premier prototype  de centrale osmotique. Ce prototype a été mis au point par la société Statkraft. Il s’agit ici de créer de l’électricité en utilisant un phénomène physique appelé osmose.

Phénomène d’osmose :

Imaginons deux compartiments séparés par une membrane perméable aux molécules d’eau mais imperméable aux molécules NaCl (chlorure de sodium : sel marin). L’un des deux compartiments est alors rempli d’eau salée, l’autre d’eau douce. S’ensuit une diffusion des molécules d’eau de la solution la moins concentrée  en sel vers la solution la plus concentrée jusqu’à  équilibre des concentrations. Dans la nature, l’osmose est à l’origine de la turgescence (gonflement) et de la plasmolyse (contraction) des cellules végétales.

Principe d’une centrale osmotique :

Une centrale osmotique utilise le mouvement de l’eau qui diffuse d’un compartiment d’eau douce vers un compartiment d’eau de mer, cela à travers une membrane imperméable au chlorure de sodium (NaCl : sel marin). Ce mouvement d’eau crée une pression qui entraîne des turbines génératrices d’électricité.

Potentialité de l’énergie osmotique :

Selon la société Statkraft, le potentiel annuel de ce type d’énergie serait de 12 térawatts pour la Norvège ; ce qui devrait permettre d’alimenter 540 000 foyers. Au niveau mondial, le potentiel de cette énergie serait de 1 600 à 1 700 TWh, soit la moitié de la production énergétique totale de l’Union européenne.

Pour l’instant, le prototype est à l’essai et ne délivrera que quelques centaines de watts. Sa capacité devrait par la suite atteindre entre deux et quatre kilowatts.

Sources :

COHIGNAC Yann. Centrale osmotique : la Norvège se lance dans une nouvelle énergie renouvelable. Paris, Développement durable.com,
le 25 novembre 2009 [consulté le 5 décembre 2009].

MAGDELAINE Christophe. Le premier prototype de centrale osmotique préfigure une nouvelle source d’énergie renouvelable. Meudon, notre-planète.info, le 24 novembre 2009 [consulté le 5 décembre 2009].

Photographie : Centrale osmotique, copyright Statkraft

Site de l’entreprise Statkraft : http://www.statkraft.com/

Publié par : Philippe JORDAN | 27 novembre 2009

L’Agence Internationale pour les Energies Renouvelables (IRENA)

Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA), environnementLe 23 novembre dernier, la Commission européenne et la présidence suédoise de l’Union Européenne ont signé à Berlin leur adhésion à l’IRENA.

L’IRENA a été créée le 26 janvier 2009 par 75 pays dont l’Allemagne, le Danemark, l’Espagne, la France et les Emirats Arabes Unis. Dirigée par Hélène Pelosse, l’agence compte aujourd’hui 137 états dont 46 pays africains, 36 européens, 32 asiatiques, 14 américains et 9 provenant de l’Océanie. Son objectif est d’apporter des conseils pratiques et des supports aux pays industrialisés ou en voie de développement pour étendre l’utilisation des énergies renouvelables. Elle a également pour fonction de faciliter l’accès à toutes les informations nécessaires comme les données fiables concernant les potentiels en matière d’énergies renouvelables, les meilleures pratiques, les mécanismes financiers et les expertises technologiques de pointe.

Sources :

BOUGHRIET Rachida. L’Union européenne adhère à l’IRENA. Actu-Environnement.com, 24 novembre 2009 [consulté le 27 novembre 2009].

IRENA. About IRENA. IRENA, 2009 [consulté le 27 novembre 2009].

Publié par : Philippe JORDAN | 20 novembre 2009

Commission pour le grand emprunt et énergies renouvelables

Jeudi 19 novembre 2009, la commission pour le  grand emprunt, dirigée par Alain Juppé et Michel Rocard, a remis son rapport à Nicolas Sarkozy. Elle propose 35 milliards d’investissements publics pour préparer la France à l’avenir. Ces investissements seraient répartis comme suit :

- 16 milliards d’euros iraient à l’enseignement supérieure et à la recherche (dotation des 5 à 10 meilleures universités françaises ; équipements de recherche, valorisation des recherches, innovations) ;

- 4,5 milliards d’euros à “la ville de demain” (efficacité énergétique des logements sociaux…) ;

- 4 milliards d’euros à l’économie numérique (internet très haut débit, fibre optique, nouveaux concepts d’ordinateurs…) ;

- 3,5 milliards d’euros aux énergies renouvelables ;

- 3 milliards d’euros aux transports du futur (voitures électriques, avions plus légers et plus sobres en carburant…) ;

- 2 milliards d’euros à la bioéconomie (nanotechnologies, biotechnologies…) ;

- 2 milliards d’euros aux PME innovantes.

Le chef de l’Etat devrait annoncer ses décisions début décembre.

Source : REUTERS. La commission pour le grand emprunt propose 35 milliards d’euros. L’Express.fr, 17 novembre 2009.

Publié par : Philippe JORDAN | 19 novembre 2009

Un champignon qui dégrade les polluants

Le champignon filamenteux Podospora anserina (cf photo) pourrait dégrader certains polluants industriels qui s’accumulent dans les sols. En effet, les chercheurs du CNRS ont découvert que ce champignon possède une enzyme permettant la dégradation de composés hautement toxiques, les amines aromatiques. voir article

Mieux connaître le Podospora anserina

La page web de Podospora anserina (Institut de Génétique et Microbiologie – Université de Paris-Sud XI / CNRS)

Référence de l’article du CNRS

MARTINS Marta and al. An acetyltransferase conferring tolerance to toxic aromatic amine chemicals: molecular and functional studies. The Journal of Biological Chemistry, 10 juillet 2009, Vol. 284, p. 18726-18733.

Accès au résumé de l’article

Version avant publication (preprint)


Publié par : Philippe JORDAN | 18 novembre 2009

La pile à combustible

Durant le troisième trimestre 2009, 272 brevets ont été déposés aux Etats-Unis dans le domaine des énergies renouvelables. La pile à combustible arrive en tête avec 157 brevets, suivent ensuite l’éolien (35 brevets), le solaire (33 brevets), les véhicules électriques et hybrides (22 brevets), les agrocarburants (11 brevets), les énergies marines (9 brevets) et la géothermie (5 brevets). Voir article

Principe de la pile à combustible

La pile à combustible est constituée de deux électrodes : une anode et une cathode. Ces deux électrodes sont séparées par un électrolyte, c’est-à-dire un matériau qui bloque le passage des électrons. L’anode est alimentée en hydrogène à partir d’un réservoir, tandis que la cathode est alimentée en oxygène à partir de l’air ambiant.  Au contact de l’anode, l’hydrogène se dissout et libère des électrons et des protons (H+). Les électrons sont alors contraints de circuler de l’anode vers la cathode dans un circuit externe tandis que les protons (H+) diffusent directement dans l’électrolyte vers la cathode. A ce niveau, l’oxygène de l’air, les électrons du circuit externe et les protons de l’électrolyte se combinent pour former des molécules d’eau. Un courant continu est alors créé. La réaction libère de la chaleur qui peut être récupérée et utilisée pour d’autres applications. Voir animation créée par le CEA

Quelques vidéos intéressantes sur la pile à combustible

Emission TV e=mc2 :

Les piles à combustible (6:44)

Interview de Paul LUCCHESE, chef de projet “hydrogène et pile à combustible”, CEA :

Les principaux problèmes de la pile à combustible (1:25)

Interview de Christophe PROUST, chercheur à l’INERIS  :

La voiture de demain (8:25)

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